Comprendre la loi de similarité : des codes naturels au digital
Dès l’enfance, notre cerveau apprend à grouper ce qui se ressemble : formes, couleurs, tailles, textures… Cette propension à regrouper les éléments similaires est formalisée par la loi de similarité, l’une des six Lois de la Gestalt. Appliquée au design, elle dicte la manière dont nous organisons et hiérarchisons l’information visuelle. En webdesign, ce principe devient crucial : il structure la lecture et influe, de manière parfois imperceptible mais essentielle, sur l’expérience utilisateur (UX) et la compréhension des contenus.
Loin d’être une règle abstraite, la loi de similarité indique comment des éléments graphiques identiques — des boutons, des titres, des icônes — vont être spontanément perçus comme appartenant à un même groupe ou remplissant une même fonction. Ce phénomène cérébral, documenté dès les années 1920 par les travaux de Wertheimer et Köhler, permet de filtrer et d’ordonner l’information visuelle instantanément (Psychology & Marketing, 2015). Cela explique notamment pourquoi un internaute parcourt un site en quelques secondes : il balaye les groupes visuels pour organiser sa lecture, s’orienter et hiérarchiser l’importance des éléments affichés.