Comprendre la loi de clôture : quand le cerveau comble les vides
Rares sont les logos qui frappent durablement la mémoire par la simple force de l’évidence ou du réalisme. L’un des secrets incontournables de ces identités graphiques puissantes réside dans la capacité à jouer avec la perception, à s’inscrire dans l’esprit en quelques fractions de seconde. Parmi les principes qui fondent cette efficacité, la loi de clôture occupe une place de choix.
Issue de la psychologie de la forme, ou Gestalt, la loi de clôture stipule que notre cerveau a un besoin impérieux de compléter mentalement ce qu’il perçoit de façon fragmentée. Autrement dit, lorsque nous faisons face à une forme incomplète, nous comblons instinctivement les vides pour retrouver une figure globale cohérente.
Cette tendance innée de la perception humaine a été théorisée dès 1923 par Max Wertheimer, l’un des pères de la Gestalt. Depuis, elle a nourri de nombreuses recherches et applications en design graphique, notamment en logo design.